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Quand le président de la République répond avec toute sa vie de professionnel de la politique derrière lui, et le talent qu’on lui connaît, à de simples cheminots, qui veut-il convaincre, et de quoi ?

Il convainc d’une chose : de son talent à déplacer la bataille politique sur le terrain qu’il a choisi.

 

Car le problème des retraites existe.

 

Il passe par le nombre d’annuités : Passer à 40, 41, 42, 43 années de cotisation, alors que nos jeunes commencent à travailler de plus en plus tard, connaissent des années de chômage, cela signifiera t-il la disparition de la retraite ? Ou des retraites indécentes, faute de vouloir reconsidérer la question de la décote ?

Il passe par le nombre d’années prises en compte dans le calcul des retraites : certains régimes sont encore basés sur les derniers mois d’activité, et l’on envisage aujourd’hui le calcul sur l’ensemble de la carrière !

Il passe par le maintien ou pas de la solidarité : si chacun prend en charge l’essentiel de sa propre retraite, que feront celles et ceux à qui il ne reste rien une fois la nourriture, le logement et les transports payés ?

 

Cela nous concerne toutes et tous : plus de 60 millions de français.

 

Mais au lieu de débattre de cela, le président de la République focalise le débat sur le régime spécial de retraite de certains cheminots. Quelques milliers de personnes sont concernées.

Il pense gagner sur ce tout petit terrain, et une fois cela fait, imposer les idées de son clan sur tout le reste, sans concertation.

 

Peut-être y arrivera t-il. Ce sera la réussite d’un coup de fin stratège, mais d’un président trompant son pays, appauvrissant les moins nantis pour renforcer les 10% de français les plus riches.

 

Et la gauche ? Les français pourront se demander ce qu’elle faisait pendant qu’on revenait sur ce qui aura été un sommet du progrès dans la vie de l’humanité, un sommet dont on veut nous faire descendre.

 

Nous sommes pourtant une majorité à vouloir regarder ce problème en face, et ceux qui veulent escamoter le problème au bénéfice de quelques intérêts privés sont minoritaires, même à droite. Travaillons donc à préparer la suite, plutôt que de foncer tête baissée dans les chiffons bleus qu’agite un pouvoir trop habile.

 

Mais quel rapport avec notre commune?

Quel rapport peut bien avoir cet article sur les retraites, sujet qui concerne le pays tout entier, avec la gestion de notre commune ?

 

D’abord, il y a la volonté de ne pas se présenter masqué, et de faire en sorte que les Odosséens sachent ce que pensent ceux qui se proposent à leur vote.

 

Mais surtout, il y a une méthode, démocratique : si le président de la République peut imposer actuellement ses orientations, tant sur les retraites que sur l’université, les tests ADN ou les cadeaux fiscaux aux plus favorisés, c’est parce qu’il a fait une campagne pendant laquelle, à côté de bien d’autres déclarations, sur Jaurès ou sur Blum, il annonçait ces reculs.

Il faut le reconnaître : c’était audacieux ; cela lui donne aujourd’hui la force politique d’avancer, même si c’est sur des chemins dangereux.

 

C’est en annonçant ce que nous voulons faire sur un terrain plus modeste, mais aussi plus près de nous,  celui de notre commune, que nous gagnerons le droit de mettre en œuvre les orientations annoncées dans les 6 ans qui viennent.

 

Et à la démocratie, nous ajoutons, nous, une autre valeur, la solidarité : prendre ensemble les décisions qui nous concernent tous, en ayant toujours à l’esprit les difficultés de chacun de nos concitoyens, et le devoir d’être présents à leurs côtés, quotidiennement.

 

Les questions auxquelles il nous faut répondre sont là : que ferons-nous en matière de développement de l’activité dans notre commune ? Sur quelles réalisations pouvons-nous nous appuyer ? Que ferons-nous en matière de voiries ? d’urbanisme ? dans le domaine social ? pour l’environnement ? pour l’économie ? et avec quel budget ? avec quelle fiscalité ? en disposant de quels appuis ? avec quelle équipe ?

 

Ce n’est pas une confrontation sportive, où l’on s’oppose sur le principe que l’on est habillé en rouge, et les autres en bleu.

Car la politique n’est pas le sport : sauf à croire que Bernard Laporte vient de quitter la tête d’un conseil municipal. La politique est affaire de choix, faits à partir de valeurs, de principes, et d’orientations débattues et annoncées à l’avance.

 

Vous le savez, nous avons commencé à proposer des réponses. Notre projet, le votre, se construit, et continuera de se construire avec vous.

 

C’est pour cela que nous sommes et resterons quotidiennement sur le terrain, parmi vous, avec vous et pour vous.

 
Cédric Haurou-Béjottes

Publié dans : Cedric Haurou-Béjottes - Communauté : Les blogs socialistes
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