Lundi 12 avril 2010 1 12 /04 /Avr /2010 10:22
- Publié dans : Actualité Odos - Par Democratie & Solidarite

Avant le rasage, un lieu pour les jeunes

skate-parc-d-Odos 28mars2005 005

 

Georges Wolinski, dessinateur et humoriste dit, un jour : « Plus je vieillis, moins j'aime les jeunes ! ».

Faut-il faire de cette citation une des composantes du mode de fonctionnement de notre maire ?
C’est LA question que je soumets à votre réflexion en prenant comme exemple le skate-park ou plutôt devrais-je écrire, « feu » le skate-park.

Il y a quelques temps encore existait sur notre commune un skate-park qui faisait la joie des skaters odosséens et non-odosséens. Une association avait même été créée, il y a 7 ans, pour gérer le maintien en état des installations et des abords et ce, sans aucune subvention de la municipalité.  
Force était de constater que l’installation de ce skate-park avait permis d’assainir la fréquentation de ce lieu.

 

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 Lieu de rencontres trop conviviales?

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Est-ce :. une promesse de campagne faite à une certaine catégorie de personnes ?. les nuisances sonores jugées « insupportables » par, soi-disant, le voisinage ?. le sentiment d’insécurité jugé et jaugé par certaines personnes ? . le regroupement de jeunes qui dérange ?….….

 

Le résultat est aujourd'hui celui-là  :

  skatepark2010a
Le fait est que ce lieu a été, sans aucune explication et information des skaters, tout simplement détruit, rayé de la carte, voilà peu de temps, par notre maire, M° LIDAR.
Comment s’y est-il pris pour réaliser une telle « prouesse » ? C’est ce que je me propose de vous expliquer par une simple description des faits récupérés auprès de skaters ayant vécu la situation en réel.

Quelques temps après avoir été élu, M° LIDAR se rend sur le skate-park pour rencontrer les jeunes. Après quelques échanges il leur fait part de son inquiétude concernant la sécurité des installations et donc de la nécessité de les refaire. Tout en leur faisant remarquer (après les avoir interrogés) que la plupart d’entre eux ne sont pas odosséens (entendez par là : pourquoi investir pour des jeunes qui ne vivent pas là et ne sont pas de potentiels électeurs ?), il leur propose de recréer une association pour assumer la quasi-totalité des frais de remise aux normes ou de sécurisation. Parmi les idées émises : la délimitation de la zone par un grillage. Cette association serait responsable de la sécurité et donc des éventuels accidents ou malveillances. Une échéance d’un an leur est fixée pour créer cette association et traiter le problème d’insécurité. Pas d’association, pas de skate-park.

Odos est reconnue comme une ville ayant un excellent réseau associatif. Cela dit en comparaison avec la situation décrite ci-dessus, demande t - on au volley-ball d’assumer les frais de réfection du parquet synthétique ou au judo de participer financièrement au remplacement du tatamis ? 
Non. Alors pourquoi en serait-il autrement pour une activité telle que le skate-parc ?
Les skaters que j’ai interrogés m’ont dit que le skate n’est pas reconnu comme un sport. Preuve en est, ils éprouvent les pires difficultés à convaincre les élus locaux à investir dans cette activité. Les projets déposés en ce sens auprès des collectivités locales, n’ont reçu, pour l’heure, aucune réponse positive. Hormis le skate-park de Tarbes (jugé insécurisé par les skaters), ils n’ont aucune installation à leur disposition sur le département. Ils sont obligés de parcourir de nombreux kilomètres (Toulouse, Albi, Oloron, pays basque,…) pour pouvoir pratiquer leur sport. Le skate-park d’Odos était pour eux un des seuls endroits où ils pouvaient vivre leur passion. 

Outre ces problèmes d’installation, les skaters bénéficient d’une mauvaise réputation à qui on attribue des incivilités commises la plupart du temps par d’autres.

Molière disait : « qui veut noyer son chien, l’accuse de la rage ».Cela peut vouloir dire que dans certaines stratégies de communication, il y a les arguments qu’on affiche et les vrais arguments : Molière disait : « qui veut noyer son chien, l’accuse de la rage ».Cela peut vouloir dire que dans certaines stratégies de communication, il y a les arguments qu’on affiche et les vrais arguments :

- l’argument affiché dans ce dossier : défaut de la structure globale en matière de sécurité. le vrai argument : satisfaire une tranche de la population qui voit en ces jeunes, « imbibés de drogues et d’alcool », de potentiels agresseurs.. l’argument affiché dans ce dossier : défaut de la structure globale en matière de sécurité.

- le vrai argument : satisfaire une tranche de la population qui voit en ces jeunes, « imbibés de drogues et d’alcool », de potentiels agresseurs.

skatepark2010b

 
Est-ce là ce qu’on appelle une logique clientéliste et une réponse à la citation de départ ? 
A vous de juger...

 

JFC


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